6h15 Arrivée sur place…
Najac embrumé domine l’aire d’envol des montgolfières tandis que les aéronefs arrivent les uns derrière les autres, ramassés dans leurs remorques.Les heureux veinards qui vont prendre place à bord de ces majestueux engins, se réunissent pour connaître l’équipage avec lequel ils vont voler. Pour les novices, une certaine appréhension est palpable. Le ballon qui nous transportera, M. Gary (notre adjudant, commandant de la brigade) et moi-même, sera "La Piste aux Etoiles" avec Gérard comme pilote et JC comme équipier, qui suivra par la route notre parcours aérien.
7h00 Préparatifs…
Chaque équipage commence à gonfler l’enveloppe de sa montgolfière, dans un concert de ventilateur. L’air s’engouffre par mètre-cubes (2200 en tout pour la nôtre) pendant que chacun s’affère à sa tâche en prenant soin ne pas abimer cette fine toile qui soulèvera la nacelle chargée de ses passagers. L’enveloppe bien arrondie, les brûleurs prennent le relais, avec ce bourdonnement si caractéristique, remplissant ainsi d’air chaud la montgolfière qui s’érige lentement sur les berges de l’Aveyron.
7h25 Décollage…
L’espace de décollage paraît bien petit au vu de la taille de ces géantes des airs une fois déployées. Tour à tour, elles décollent dans un lent balai majestueux. Elles se frôlent sans se toucher, chacune prenant ses marques par rapport aux autres: le spectacle commence alors. Lentement notre engin entame son ascension grâce à l’air réchauffé par la flamme hurlante des brûleurs (qui soit dit en passant réchauffe également le haut de mon crâne). Le vent faible nous pousse doucement vers le nord ouest tandis que s’éloignent Najac et sa forteresse, sous une perspective inédite. Le ballon monte encore, suivant les contours de la colline de Mazerolles, et passe au plus près de la cime des arbres. Nous laissons ensuite Laquerbe sur notre gauche et continuons le périple en admirant le paysage de notre contrée. Gérard, qui habite dans les environs de Rodez, et qui de ce fait ne connaît que peu notre région, nous demande si nous connaissons notre position. Mais l’altitude brouille nos repères et il est bien difficile d’être affirmatif sur ce point. Beaucoup d’hésitations et peu de certitudes, on doit s’approcher du Cuzoul.
8h00 l’atterrissage …
Il est maintenant temps de choisir une aire d’atterrissage. Alors pour bien choisir le lieu où vous voulez atterrir il ne faut pas de vaches, de cochons ou de chevaux, éviter (à moins d’une très grosse panne) les terres cultivées (ce qui paraît assez normal) et les terres de propriétaires irascibles (mais ça c’est beaucoup plus aléatoire !), cas heureusement assez rare d’après notre pilote.Ces conditions optimales, nous les avons trouvées dans un champ près du Cuzoul, où seules restaient des traces nous indiquant qu’il s’agissait d’un pâturage de bovidés.Notre atterrissage n’est d’ailleurs pas passé inaperçu car intriguée par le son de nos brûleurs, la voisine de ce champ est venue, à peine réveillée, à notre rencontre suivie peu de temps après par son mari pour discuter et après le pliage du matériel nous a gentiment invités à prendre le café.Voilà c’est fini pour cette fois-ci, vivement la prochaine, c’est une expérience que je conseille à toutes et à tous.
Un grand merci à notre équipage Gérard et JC.