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Municipales 2008: Jean-Louis Cance sera candidat à Najac

"Je suis plutôt actif. On ne peut pas rester les bras croisés et dire y’a qu’à. Je serais mal placé…

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Municipales 2008: Jean-Louis Cance sera candidat à Najac

"Je suis plutôt actif. On ne peut pas rester les bras croisés et dire y’a qu’à. Je serais mal placé pour critiquer si je n’étais pas dans l’action" explique Jean Louis Cance évoquant les raisons de son engagement politique et de sa candidature officieusement déclarée aux prochaines élections municipales, "c’est enrichissant de construire, mener des projets; je comprends Hubert Bouyssière et son côté bâtisseur, le fait d’être satisfait, fier de lui et de ses réalisations, mais il faut s’y coller!". LPO, Association de la Salvetat des Carts, direction de l’IUT de Figeac dans lequel il enseigne, Jean Louis Cance n’a jamais refusé les responsabilités qui lui ont été proposées : "j’aurais de la culpabilité et des regrets de ne pas saisir l’opportunité pour apprendre et faire autre chose".

Pour l’heure, le candidat Cance bat la campagne à la tête d’une équipe de bientôt 10 noms*, principalement issus de l’ancienne liste Bouyssière 2001 : "ce sont des gens motivés, dont les capacités sont réelles, et qui ont envie de retenter l’expérience différemment". Dans une réunion qui s’est tenue samedi dernier 2 février, Jean-Louis Cance a présenté les grandes lignes de son programme à ses colistiers. Il s’agit maintenant pour l’équipe de compléter la liste en visant la représentativité professionnelle et géographique, ainsi qu’une plus grande parité homme/femme car "le conseil doit être le reflet de la société". Une fois complète, la liste tiendra une conférence de presse dans laquelle elle annoncera ses projets "dont on veillera à ce qu’ils soient réalisables" précise Jean-Louis Cance.

Des projets qui s’imposent…

De son propre aveu, les grands chantiers du programme "ne sont pas très éloignés de ceux qu’Hubert Bouyssière propose puisque ce sont des choses qui s’imposeront à nous dans les 6 ans à venir, auxquelles s’ajoutera la gestion des affaires courantes".

Il s’agit tout d’abord de l’aménagement du haut du village, comprenant la Place, le Barriou et l’Hiversenq, l’ensemble nécessitant une réorganisation de la circulation générale des voitures et des piétons, avec poursuite de la création des parkings dans l’Hiversenq, mise en valeur des venelles et modification de l’éclairage.

Le second grand chantier concerne le projet dit de la Dente creuse: "Ce projet déjà financé a été validé par le conseil actuel, il sera donc maintenu; même s’il peut être ajusté, je ne souhaite pas qu’un nouveau permis de construire soit demandé" précise Jean-Louis Cance. Ce lieu, destiné à "créer de l’activité" pourrait accueillir une boucherie ou l’Office de Tourisme, étant entendu que « le transfert de l'office de tourisme se fera bien sûr en concertation avec les acteurs de l'office. Nous sommes d'accord sur le diagnostic : l'espace dévolu à l'accueil du public est trop étroit. Il faut l'agrandir, soit sur l'emplacement actuel, soit en le déplaçant dans le nouveau bâtiment".

Autre chantier en cours, la Maison du gouverneur retient l’attention du candidat qui souhaiterait en faire "un lieu pour les Najacois, pas seulement pour les touristes" : médiathèque ? Salles d’exposition ? Petit amphithéâtre pour des projections, conférences ou réunions ? Espace muséographique sur l’art militaire du Moyen-âge dont il a été question à un moment en collaboration avec l’association des Bastides ? "Il faut remettre tout ça sur la table avec Louis Causse, l’architecte des bâtiments de France, pour définir la destination exacte du projet, en fonction des contraintes techniques et budgétaires. Il faut faire aboutir ce projet dans les 6 ans".

Quatrième chantier inclu dans le programme, celui de la requalification du village vacances de Mergieux qu’il faut "remettre en état afin qu’il réponde aux standards de l’accueil touristique. La Mairie doit faire comme avec Val, c’est à dire assumer la charge et le risque de l’emprunt; il s’agirait là aussi d’une opération blanche pour la commune budgétairement parlant, car la charge de l’emprunt serait contrebalancée par les redevances" précise Jean-Louis Cance.

Le dernier grand chantier du programme concerne le projet de parc résidentiel de loisir au bord de l’Aveyron "dont on ne connait pas trop les tenants et les aboutissants; il faut revoir l’investisseur que je n’ai jamais rencontré et dont on ne sait pas s’il compte poursuivre le projet, l’emballement pour l’immobilier étant en train de se réduire". L’équipe Cance se dit favorable au projet sur le principe "à condition d’en connaître la finalité et d’avoir la garantie du respect de l’esthétique de Najac", précisant que cette réalisation aurait du sens pour la commune, notamment en terme d’allègement pour le budget annexe d’assainissement grâce aux redevances supplémentaires qu’engendreraient les nouvelles constructions.

Une rupture dans la "gouvernance"

S’il avoue assumer l’héritage d’Hubert Bouyssière auquel il reconnait de nombreuses qualités, Jean-Louis Cance entend se singulariser par ses méthodes de travail et d’organisation: "Ce sera une rupture de gouvernance, un réel travail d’équipe, avec des délégations, plus de rencontres et de discussions autour des problèmes, plus de collégialité". Ce qui ne signifie pas pour autant que le Maire ne prenne pas de décision ou n’assume pas sa fonction et ses responsabilités mais en équipe, avec des adjoints qui prennent leur part de travail: "Si je suis élu, j’habiterai Najac, mais je ne pourrai pas être présent tous les jours à la mairie : j’ai une marmite à faire bouillir, je ne peux pas perdre mon boulot. Nous ne sommes tout de même pas condamnés à n’avoir que des Maires retraités ! Il faudra donc travailler différemment avec des délégations, ce qui occasionnera une motivation différente pour des élus plus impliqués en fonction de leurs champs de compétences et de leurs goûts. Chacun aura une mission et des responsabilités dans l’action, le maire restant responsable juridiquement".

Elu en 2001, Jean-Louis Cance pensait pouvoir observer, apprendre et mieux comprendre, présumant également qu’il s’agissait là du dernier mandat d’Hubert Bouyssière. Regrettant que ce dernier n’ait jamais transmis l’immense expérience accumulée au cours de 60 années de mandat, Jean-Louis Cance reconnait que l’héritage est bon : "Le ratio d’endettement, qui a pu être élevé fut un temps, a été nettement réduit ces 7 dernières années. Beaucoup d’emprunts sont arrivés à leur terme et nous n’avons quasiment pas endetté la commune qui a une réelle marche de manœuvre. En ça, Hubert Bouyssière a raison…"

 

Magali BRU

* Fabien Amiel, Jean-Claude Déléris, Jean-François Granier, Michaël Marty, Thierry Miquel, Pierre Rabayrol, Christophe Saby et peut-être Jean-Marie Déléris qui réserve pour l’instant sa réponse.