Sans surprise, c’est un sentiment de déception qui anime Jean-Louis Cance au lendemain du deuxième tour des élections, sa liste n’obtenant que 6 sièges sur 15 au conseil municipal: "Certains pensaient que c’était perdu, d’autres qu’il y aurait un sursaut de la part des Najacois. Toute la question résidait dans le report des voix de l’électorat Bouyssière qui semble finalement s’être fait 50/50, par adhésion ou par sanction". Seul rescapé lié à l’héritage Bouyssière, Jean-Louis Cance avance: "il est difficile de cerner l’électorat de l’ancien Maire, mais il est certain que l’affectif a joué, prenant le pas sur la raison d’où le choc de la sanction envers les sortants. C’est regrettable car pendant des années ces derniers n’ont pu s’exprimer; ils auraient souhaité travailler maintenant en collégialité". Comparant Najac à une cocotte minute sous pression pendant 50 ans, il explique le résultat inattendu de ces élections, ajoutant qu’étant donnée la personnalité d’Hubert Bouyssière, le maire sortant "ne pouvait avoir qu’une succession atypique!""Notre programme était pourtant clair et dynamique, sans saupoudrage…", apportant cette dernière précision eu-égard au programme de la liste Rébellac.Espérant que l’ambiance ne soit pas trop hostile, l’ancien adjoint regarde la tâche en face: "Maintenant, il va falloir être à la hauteur de la confiance accordée par les Najacois. Je me demande sur quoi l’équipe Rébellac aux commandes va commencer à travailler. Il va falloir définir des axes de travail et établir un budget".Face à son agenda aux prévisions optimistes chamboulées, Jean-Louis Cance se "console" avec l’humour qui le caractérise, en pensant que l’association Saint Laurent de la Salvetat des Carts va conserver son président, le foyer de jeunes travailleurs son administrateur, et que (reprenant les mots d’un électeur réconfortant) "les oiseaux vont récupérer leur défenseur!"