Merci tout d’abord à NajacTribune pour son superbe travail artistique et pour son ouverture à la communication.
"Se rappeler, se souvenir du passé, avoir la mémoire du temps, ne pas oublier, sont des faits importants qui constituent un contexte que chacun de nous a vécu différemment. Chacun de nous l’approuve ou le désapprouve, chacun de nous en tient compte ou pas : c’est humain. Le plus délicat dans le contexte d’aujourd’hui, en pleine saison municipale est d’en sortir l’essentiel: le devenir de la commune de Najac.Cet avenir, ce demain, ce n’est pas forcément les 2 ou 5 ou 6 prochaines années! C’est aussi l’évolution sociale, économique et environnementale que l’on veut suivre collectivement pour nous bien sûr, mais aussi pour les générations futures. Qu’allons-nous laisser à nos enfants ?La vie, les gens, la société, le monde, bougent et bousculent nos habitudes et notre tranquillité rurale. Nous sommes passées à de nouvelles règles de mélange social, de façons de faire, d’expériences diverses et variées qui peuvent soit nous surprendre, soit nous faire peur ou encore nous étonner.Nous devons en plus gérer, aujourd’hui plus qu’hier, et pour demain, au titre d’appartenir à cette même société, des problèmes engendrés par nos modes de vie, nos modes de consommation et de production (réchauffement climatique, pollution chimique et visuelle, risque pour la biodiversité, etc.).Nos décisions personnelles et collectives ont des conséquences de plus en plus rapides sur notre planète. Face à cela, la liberté et la responsabilité de chacun est engagée pour réagir.C’est le vœu de tous de protéger et de garder notre commune belle, accueillante et vivante. Ce dynamisme, et notamment tous ces jeunes engagés dans les différentes listes, démontrent bien une envie d’exister, d’évoluer avec les concitoyens vers des horizons durables.Nous tous, individuellement, allons voter pour les municipales et le résultat sera collectif. Chacun par son acte et son choix va contribuer au devenir de la commune. Quoi qu’il advienne, après le 9 et le 16 mars, seuls 15 élus représenteront la population. Cette loi démocratique nous soumet à l’apprentissage de la frustration, de la déception peut-être, mais c’est aussi une aventure qui permet de communiquer, de réunir les gens, de créer des liens. L’important est de pouvoir s’exprimer librement, et que les heureux élus aient toujours l’objectif d’agir pour la collectivité : alors les décisions seront justes.L’expérience des plus anciens et la fougue des plus jeunes peuvent évoluer ensemble ; oui, mais cette conception est un peu simpliste : avec l’expérience, il faut voir l’implication, la contribution et la volonté. Avec la fougue, il faut voir la responsabilité et l’audace.A mon sens, il vaut mieux une fougue contenue et audacieuse qu’une expérience dénuée d’implication, de collaboration, de savoir-faire et de courage ; sinon dans ce cas, c’est tout simplement de l’ancienneté.Faire la part des choses est la réflexion propre à chacun pour faire le bon choix.
Bon vote à tous,
Laurent LEMOUZY
PS: Il y a plusieurs mois, suite à un article de NT, il y a eu des réflexions concernant les "Najacois d'origine". La légèreté et le non fondement de "najacois d'origine" m'ont laissé perplexe et sans réponse.Une question m'est alors venue: où sont passés les "Najacois d'origine? Que font-ils?Aucun commerce du village n'est tenu par ces "super-najacois". Ils feraient comment sans les "rapportés"? Pas de boulangerie, pas d'épiceries, pas de bars, pas de savon, pas de pharmacie, pas de bijoux, pas de restaurants, pas de librairie, pas de commerces d'artisanat et déco, pas d'antiquité, pas d'agence immobilière, pas de sculpteur, pas d'architecte, pas de docteur, pas de pizzas, pas de guide de la forteresse, pas de NajacTribune, et un seul hôtel, encore plus de maisons fermées et de fermes abandonnées, etc…
Peut-on compter sur ces Najacois qui se disent "d'origine" pour faire vivre la commune et son village? Si oui, allons-y ensemble et sans rancune, si c'est non, éh bien tans pis pour eux et sans rancune aussi."